Roystonea oleracea, le palmier royal, sans doute le plus imposant du genre et certainement le plus gros de la flore insulaire, ne semble plus vraiment exister à l’état originel sur nos îles. Plusieurs populations sauvages ont été identifiées en Guadeloupe comme en Martinique, mais il est douteux qu’il s’agisse de peuplements primaires. On sait que cette espèce affectionne particulièrement les terrains riches, profonds, plats et humides, mais ces terres fertiles ont été défrichées depuis des siècles au profit de l’agriculture. On ne saura donc jamais si Roystonea oleracea les peuplait vraiment, et quelle importance il avait sur nos Îles. Son statut même d’indigène pourrait sans doute être discuté.
Comme ailleurs sous les tropiques humides, ce palmier est planté en abondance dans les parcs, les jardins, et le long des routes. Sa croissance étonnamment rapide, ses grandes capacités d’adaptation et surtout son port majestueux en font un arbre très largement apprécié.