Sur les versants les plus humides des deux îles, du niveau de la mer jusqu’au sommet des pitons ventés, une espèce de palmier se rencontre communément, elle aussi, au travers de variétés qui seront bientôt nommées avec précision. Il s’agit du palmiste-montagne, (ou palmiste blanc) Prestoea acuminata var. montana, commun à toutes les îles humides des Antilles, petites et grandes. Cette espèce se trouve aussi sur les versants arrosés des Andes dans la moitié nord de l’Amérique du Sud. C’est une espèce très variable, certaines populations produisant de magnifiques inflorescences rouges, d’autres, sur les sommets des pitons, ne dépassent pas 1 ou 2 mètres de haut, nanifiées par les conditions climatiques très difficiles. Dans de bonnes conditions de culture, c’est un beau palmier qui rappelle un peu le kentia (Howea forsteriana) au stade juvénile. Comme ce dernier, il semble préférer les climats frais, en particulier les sujets issus de populations d’altitude. Hélas, il n’est jamais cultivé dans les jardins aux Antilles, où il devrait pourtant trouver sa place, à l’ombre dans les premières années, sur un sol bien drainé mais abondamment arrosé. Son chou est comestible, comme celui des Euterpe auquel il est étroitement apparenté.
NB : "Roger Augustin, un amateur de palmiers de Sainte Lucie nous indique qu'une botaniste du Jardin Botanique du Missouri (St Louis) s'est penchée sur la question, et semble reconnaître 2 espèces distinctes. L'une d'elle serait caractérisée par des inflorescences rouges et l'autre par des blanches. J'espère que cette botaniste a visité nos Prestoea avant de tirer ses conclusions, car le problème semble un peu plus complexe... " (nov 2008).